Selon les définitions, l’excellence opérationnelle permet l’atteinte de l’efficacité et de l’efficience opérationnelle ou encore l’atteinte d’objectifs opérationnels en termes de délai, qualité et coûts. Au-delà des nuances, on pourrait croire que l’excellence opérationnelle est la clé du succès financier des entreprises. Mais est-ce une garantie pour les organisations qui s’y engagent? Comment faire vivre ce cadre de gestion et assurer la pérennité du succès?

Leadership adapté

Le style de leadership des dirigeants est grandement relié à ce succès. Le gestionnaire qui adapte son approche de gestion à certains grands principes (ci-dessous) aura un taux de réussite plus grand que celui qui a un style traditionnel de type command & control :

  • Mettre en place un environnement centré sur l’amélioration en continu du travail;
  • Promouvoir des habitudes de travail axées sur la résolution de problèmes, au quotidien, directement par l’employé;
  • Qualifier les erreurs d’apprentissage;
  • Accompagner ses équipes en mode coaching.

Objectifs authentiques

L’intégrité et l’authenticité dans les objectifs à atteindre, ainsi que dans les moyens qui seront utilisés, sont aussi d’importants facteurs de succès. Les leaders amènent la vision, alignent les parties prenantes et motivent les employés à atteindre cette vision. Pour ce faire, ils doivent donner l’heure juste aux employés.

Une économie plus difficile donne souvent naissance à des initiatives d’optimisation dont le but réel est de stabiliser, sinon augmenter les profits. Toutefois, il arrive que ces objectifs ne soient pas clairement communiqués à des employés désireux d’être impliqués et de comprendre le pourquoi. Également, la mise en œuvre de ces initiatives ne s’avère pas toujours rigoureuse : le célèbre « faire plus avec moins » a souvent été utilisé à tort, l’objectif devant plutôt être « faire plus en faisant mieux ». D’importantes cicatrices organisationnelles et humaines ont trop souvent découlé d’objectifs inadéquats.

Dogmatisme à éviter

L’absence de dogmatisme dans les façons de faire, méthodologies et outils utilisés contribuera à l’excellence opérationnelle. Les recettes et les courants méthodologiques ne doivent pas empêcher les organisations d’utiliser ce qui est le plus adapté à la résolution des problèmes auxquels elles font face. Faire preuve d’adaptation au changement partout, et même dans les choix d’outils de gestion, permet de ne pas perdre de vue l’objectif à atteindre. Les outils et méthodologies facilitent l’évolution vers l’objectif et ne sont pas une fin en soi.

Courage managérial

Finalement, il faut du courage managérial pour :

  • Avoir un leadership éclairé et laisser de côté ses paradigmes de gestion traditionnelle de type command & control au profit d’essais de solutions
  • Être authentique et rassembler les parties prenantes autour des vraies affaires;
  • Garder son esprit ouvert en tout temps et sortir de sa zone de confort;
  • Prendre des décisions moins populaires à court terme, mais potentiellement bénéfiques à long terme.

 
Et, surtout, il faut du courage pour reconnaitre les erreurs, incluant les siennes, et accepter de recommencer.

Aristote a dit que « l'excellence est un art que l'on atteint que par l'exercice constant. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L'excellence n'est donc pas une action, mais une habitude. ».

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